Les 9 clefs pour trouver un emploi à l’étranger

Un des conseils que donne souvent Warren Buffet est que si vous devez trouver un emploi, prenez un job que vous prendriez même si vous étiez déjà indépendant financièrement. Sure la même lancée, beaucoup de gens sont passionnés par les voyages et trouver un emploi à l’étranger est une manière de pouvoir assouvir cette passion et découvrir d’autre culture tout en faisant décoller leur carrière.

Mais c’est aussi un excellent moyen d’acquérir une expérience professionnelle plus intéressante et d’enrichir ses compétences pour être plus performant sur le marché du travail.

Voici quelques points pour vous aider dans votre projet de travailler à l’étranger.

1- Vos motivations

Pourquoi voulez vous travailler dans un pays étranger ?

Si c’est un ras-le-bol temporaire, une crise personnelle ou un manque de qualifications menant à un chômage de longue durée, l’expatriation ne vous permettra pas forcément de les semer en route.

Arriver sur une terre inconnue demande toujours un temps d’adaptation et par conséquent un lot de nouvelles taches à gérer. Assurez-vous de commencer votre expatriation du bon pied en établissant un projet réfléchi.

Est-ce que c’est pour changer de cadre, être dans un nouvel environnement ?

Pour découvrir de nouvelles cultures tout en conservant un emploi ?

Pour rendre votre CV plus attractif en témoignant d’une expérience professionnelle dans un autre pays.

Est-ce que le projet de partir à l’étranger s’inscrit dans votre plan de vie ?

Ces questions ne sont pas des conditions à remplir mais plutôt des chemins de pensée pour nous aider prendre un peu de recul et faire de meilleur choix. Être clair sur ses raisons permettra de connaitre ses priorités. Par exemple, si obtenir un salaire plus haut est votre objectif et qu’accessoirement vous aimez le cadre tropical, votre travail de préparation en amont sera de cibler plutôt les pays qui embauchent avec des revenus supérieurs, déterminer le poste visé et faire un bilan de compétences en rapport avec les attentes du pays”

Et si ça tombe dans un pays qui fournit l’environnement que vous aimez, c’est du bonus, mais si ce n’est pas le cas, vous aurez quand même atteint votre objectif principal.

Si au contraire c’est un endroit en particulier que vous visez pour une raison plus personnelle, votre stratégie sera plus rigoureuse sur certains point et plus flexible sur d’autres.

À note aussi qu’on entend souvent qu’un projet d’expatriation peut prendre très longtemps et des moyens assez conséquent doivent être mis en place. Cela dépend évidemment de l’amplitude de votre vision et consolider son projet est recommandé. Surtout si vous déménagez avec une famille et démarrer un projet entrepreneurial. Cependant avec la bonne façon de pensée et un peu d’organisation, aujourd’hui on peut tout faire.  

Par exemple, j’avais des clients australiens qui avait trois enfants et qui travaillaient pendant deux ou trois ans dans un pays et s’expatriaient ailleurs quand le cœur leur disait. Et quand ils partaient en vacances, ils voyageaient encore dans d’autres pays. Ils ont toujours trouvé du travail et leurs enfants se sont toujours bien adaptés dans les écoles où ils poursuivaient leurs études. Ils n’ont jamais eu plus de problèmes que les autres. Donc l’approche de l’expatriation n’a pas forcement a être effrayante.

Surtout qu’aujourd’hui travailler à l’étranger est de plus en plus accessible

Vous ne serez pas les seuls à tenter l’aventure, toute une industrie de service est déjà établie pour cette population.

Les écoles françaises établies a l’étranger, les services aux expatrient, les sociétés qui s’internationalisent… En dernier, si pour quelconque raison la destination ne vous convenait pas ou plus, établir un plan B des le début pour mieux réagir en cas de pépin doit toujours faire partie des options.

2- Vos prérequis

Au niveau de la communication, il convient de voir si vous pourrez vous en sortir au jour le jour dans votre pays cible. Parlez-vous la langue locale ? Votre anglais est-il suffisant pour gérer vos affaires personnelles et assurer votre mission professionnelle ?

Au besoin, il pourra être nécessaire de prendre des cours de langue avant votre départ, et peut-être même que ce sera une condition requise par le pays cible. Des tests pour évaluer votre niveau de langue comme le TOEFL, HSK, DELE, TOPIK, etc. sont parfois demandés pour pouvoir obtenir un visa de travail dans le pays où vous voulez aller.

Concernant vos diplomes :

Dieu merci, excepté la France, beaucoup de pays seront plus regardants sur votre expérience professionnelle et vos réelles compétences plutôt que vos diplômes. Mais si jamais vous êtes dans un secteur particulier, vous devrez peut-être penser à la reconnaissance de vos qualifications et à l’équivalence de vos diplômes. Il sera peut-être nécessaire d’obtenir une assimilation ou tout du moins une attestation de ceux-ci.

Vous pouvez consulter le centre ENIC-NARIC ou voir avec le système ECTS, qui permet au niveau européen, que vos diplômes français soient reconnus par les autres États. En dehors de l’union européenne, la reconnaissance des qualifications et des diplômes varie suivant les professions et les pays. Danse cas il est recommandé de se mettre en rapport avec l’ambassade française dans le pays où vous souhaitez partir pour voir les conditions spécifiques

3- Les besoins du pays cible

Dans certains pays, à moins d’avoir un bac dans un domaine très technique, les autorités locales ne donneront pas de visa de travail à quelqu’un qui n’a pas de diplôme d’études supérieur. Et même ouvrir votre propre entreprise localement et faire un visa du type investisseur ne garantit pas l’obtention d’un visa de travail à 100%.Donc si vous voulez vraiment vous implanter et pouvoir rester sur place, il faudra faire attention au pres-requis par le pays en question.

Pourquoi un cadre si sévère ? Tout simplement car le pays garde en priorité ses intérêts économiques.

Si les locaux se battent déjà pour trouver des emplois manuels, un ouvrier étranger ne ferait que prendre le travail des demandeurs d’emplois sur place, ce qui ne serait qu’un frein pour l’emploi local. Alors qu’un profil technique ou de type ingénieur pourra bénéficier aux locaux qui apprendront de la technique et des méthodes étrangères. Donc bénéficiera au développement du pays.

Ces conditions peuvent aussi se produirent pour les diplômes d’études supérieures. En Chine, j’ai vu des amis allemands se faire refuser un visa de travail car leur spécialité était dans le marketing et la communication alors que d’autres personnes de profil similaire mais avec une spécialité dans la chimie ont eu leur visa de travail sans problème.

Donc suivant les années et l’économie du pays souhaitées pour son expatriation, les besoins de celui-ci peuvent changer et par conséquent les critères d’obtention des visas aussi. Les relations politiques entre les pays jouent aussi un rôle, mais si les relations sont normales, l’influence sur l’obtention des visas sera quasiment impalpable par rapport aux besoins économiques.

obtenir un visa est aussi un challenge quand on travaille à l'étranger
obtenir un visa est aussi un challenge quand on travaille à l’étranger

4- La réglementation

Par rapport à la France où vous êtes couvert par les conventions collectives, à l’étranger vous pouvez être victime d’un employeur malhonnête ou d’erreur par méconnaissance des pratiques locales. Dans ces conditions, votre contrat joue un rôle majeur dans la réussite de votre expatriation.

Vu les grandes différences entre les pays, il est difficile de donner des conseils en particulier. Renseignez-vous sur la législation spécifique du pays où vous souhaitez vous rendre, l’ambassade française et la chambre du commerce et de l’industrie dans le pays visé seront parmi les meilleures sources.

Pour vos impôts, il est vivement recommandé de consulter les conventions fiscales établies entre la France et votre pays d’expatriation. Vous pouvez notamment y découvrir que vous ne faites pas l’objet d’une double imposition et aussi comment sont gérer vos autres ressources financières une fois à l’étranger. Elles sont consultables et téléchargeables sur le site du gouvernement français.

5- Prendre connaissance du marché de l’emploi local

Comme dit l’adage : « la fin justifie les moyens ». Ici c’est un peu la même chose.

Les raisons et les compétences requises de votre projet vont déterminer par quels moyens vous allez aborder votre collecte d’informations, trouver vos premières offres d’emploi et prises de contacts.

Si vous postulez de France vous avez beaucoup de ressources, de programmes et d’organisme intéressants à votre disposition.

Les ressources ci-dessous sont très diverses. Certaines sources s’adressent à tous types de profils, tandis que d’autres ciblent en particulier des profils qui possèdent des compétences spécifiques.

Aussi suivant les programmes ou organisme, leurs services peuvent répondre à des besoins limités dans le temps déterminé par l’entreprise. Il conviendra de trier les ressources qui sont le mieux adapté à votre profil et vos attentes.

– Pôle emploi international

– EEI  (Espace Emploi International)

– EURES  (European Employment Services)

– Maison des français à l’étranger

– l’APEC (Association Pour l’Emploi des Cadres)

-Programmes d’échanges (Erasmus, Leonardo da vinci, …)

APECITA (Association Pour l’Emploi des Cadres, Ingénieurs et Techniciens de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire)

– Le Permis Vacances Travail (PVT)( de 18 à 30 ans et 35 ans pour le Canada))

– Site du ministère des affaires étrangères

– Le forum Expat du journal Le Monde

-Going global 

– Passport career

– Chambres de commerce et d’industrie françaises à l’étranger

– Les consulats

– Les pages recrutements-carrières des entreprises multinationales

– Les salons professionnels internationaux :

-Le salon Studyrama (formations et carrières internationales)

– Itinéraire international (18 à 30 ans)

-Les réseaux de diplômés et d’expatriés français

– VIE (Volontariat international (Rémunéré))

– Cabinets de recrutement internationaux

– Réseau Espace Emploi International

– Club Teli

– Chasseur de tête

– Les sites internet locaux du pays d’expatriation

6- Bâtir son réseau à distance.

Que vous ayez déjà mis les pieds dans la destination que vous avez choisie ou pas, il est possible de rentrer en contact avec la communauté ou le milieu que vous ciblez.

En effet, les groupes d’expatrier, les associations d’anciens élèves où les connexions via les écoles où vous avez étudié peuvent vous donner des contacts dans le pays qui vous intéresse.

À cela s’ajoutent Linkedin et Facebook qui ont aussi des groupes en rapport avec votre domaine d’expertise. Bien souvent prendre contact avec des compatriotes à l’étranger ouvre plus de portes car le fait qu’ils soient loin de leur pays créer un phénomène d’entraide qui est plus important que s’ils étaient dans leur pays d’origine.

7- La stratégie de la bande de billard

Suivant l’ordre de vos priorités, si vous voulez vous expatrier rapidement ou si vous n’avez pas encore  trouvé exactement ce que vous cherchez, vous pouvez jouer la partie en 2 ou 3 bandes comme disent les amateurs de billard.

Trouvez le job de ses rêves du premier coup demande pas mal de préparation, c’est un travail de sniper. Cependant si vous êtes loin du pays que vous ciblez, il est probable que certaines offres ne vous parviennent pas car les gens sur place ont accès à l’info en premier et saisissent l’opportunité. Sans compter que vous n’avez sans doute pas encore de réseaux locaux.

Ainsi l’idée c’est de prendre un premier emploi qui vous donne un bon minimum, et une fois sur place de continuer à postuler pour des entreprises qui ont le job que vous souhaitez réellement. Car une fois que vous êtes sur place vous pouvez être plus réactif, commencer à apprendre la langue locale (ce qui est toujours un atout) et construire votre réseau.

d'autre methode de travail peuvent une une formidable experience (rawpixel)
d’autre methode de travail peuvent une une formidable experience (rawpixel)

8- S’adapter aux spécificités locales

Dans votre travail de recherche en amont, il faudra aussi connaître les spécificités de l’étiquette de l’emploi local.

Par exemple, dans certains pays les CV doivent être signé par leur auteur. Les Australiens aiment les détails et les CV de deux pages ou plus sont appréciés. Certains pays portent aussi une attention au profil communautaire alors que d’autres cultures ne valorisent uniquement que les expériences professionnelles.

De même, à l’international certains diplômes français n’ont pas la même notoriété que leur homologue étranger.

Donc se renseigner et faire relire son CV par des professionnels spécialisé dans votre pays de destination peuvent accroitre les chances de décrocher l’emploi souhaité.

9. Fin de contrat

Que vous soyez partie à l’étranger pour des raisons plus personnel ou professionnel, il convient de penser à l’après-expérience.

En effet, avant même de partir, pensez à comment vous allez valoriser cette expérience au travers de votre cursus et sur votre CV.

Comment cette expérience s’insère-t-elle dans votre parcours professionnel ? Quel levier allez-vous pouvoir activer lors de vos futurs emplois grâce à elle ?

Surtout que la question “comment transformer cette expérience intéressante et enrichissante en quelque chose d’utile pour ma carrière “ s’adresse à toutes les personnes qui partent en expatriation, pas uniquement aux cadres.

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